mercredi 9 janvier 2019

Marie-Louise Von Franz – La femme dans les contes de fées

    Quand on est en colère, on est possédé par la plénitude de la vie ; on a le sentiment d'être invincible et de faire un avec son propre but ; le doute ou l'incertitude sont balayés. On peut s'exalter jusqu'à éprouver le sentiment d'être entièrement et magnifiquement rempli d'énergie et de chaleur vitales, et l'on pourra dire par la suite : « Je leur ai dit leur fait ! » Se réveiller ensuite et devoir payer la facture est évidemment moins satisfaisant ; on ne se sent plus très divin, mais au contraire un peu stupide.... [Lire la suite]

mercredi 9 janvier 2019

Marie-Louise Von Franz – La femme dans les contes de fées

    Dans le personnage de la méchante fée, la déesse-mère apparaît comme la personnification des sentiments blessés et aigris (le lait maternel devenu aigre). Elle incarne la vanité offensée et la rancœur. Ce trait peut éclairer un domaine qui a beaucoup à faire avec les problèmes des femmes. La source de bien des maux et de bien des difficultés dans une vie de femme vient de ce qu'elle a beaucoup de peine à intégrer et à surmonter les blessures affectives ; les sentiments blessés provoquent à leur tour les attaques... [Lire la suite]
mercredi 24 octobre 2018

Marie-Louise Von Franz – L'ombre et le mal dans les contes de fées

  Le mal, sous sa forme « chaude », qu’il soit figuré par un démon ou véhiculé par des êtres humains, est le résultat d’un affect souterrain non satisfait, d’une charge émotive qui est comme un feu qui brûle et qui couve sans cesse. Les affects réprimés sont hautement contagieux et explosifs, aussi bien chez les individus qu’au sein des familles, des groupes ou des nations, ou dans n’importe quelle situation collective. Ce caractère contagieux de l’émotion présente un grand danger, car il est responsable d’une très... [Lire la suite]
Posté par Phalaenop à 18:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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mardi 3 avril 2018

Marie-Louise Von Franz – L’individuation dans les contes de fées

  Jung insistait toujours sur le fait que la poussée vers l’individuation étant ce qu’il y a de plus essentiel chez l’être humain, elle fraie son chemin coûte que coûte en chaque individu et que, si elle n’est pas aidée consciemment, elle se réalisera malgré tout, mais sous une forme négative : ainsi, au lieu de trouver la pierre philosophale en soi-même, on se pétrifie. Ou bien, au lieu de se dissoudre dans le bain de l’inconscient pour renaître, on s’y défait sous forme de dissociation psychotique. On peut dire que... [Lire la suite]